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Des matériaux durables

Minimiser l’impact énergétique de la construction en utilisant des matériaux locaux

Lors de la construction d’infrastructures communautaires, il nous tient à coeur de minimiser l’impact sur l’environnement. L’énergie nécessaire à la fabrication et au transport des matériaux peut non seulement augmenter de façon significative les coûts de construction mais surtout avoir un impact non négligeable sur l’environnement.

Le calcul de l’énergie grise prend en compte l’analyse du cycle complet de vie du produit : conception, extraction et transport des matières premières, transformation des matières et fabrication du produit, commercialisation, transport, usage et mise en œuvre et enfin, son recyclage éventuel. De ce point de vue, les matériaux locaux peu ou non transformés ont un net avantage sur les autres : la pierre, la terre, l’argile, la paille, le bois ou la laine sont des matériaux de construction qui peuvent à la fois répondre aux exigences modernes de la construction et qui ont une énergie grise très faible.

Dans les régions reculées du centre de l’Afghanistan, les distances de transports font grimper les coûts de l’énergie grise. La production de certains matériaux de construction contribuent à faire gonfler la facture énergétique et a un impact négatif sur l’environnement. L’utilisation de la pierre a ainsi été favorisée à celle de la brique en terre cuite dans la majorité des constructions de Nai Qala. Bien que l’argile soit un matériau disponible en quantité presque illimitée et entièrement recyclable, la cuisson de la terre est un processus énergivore, pouvant durer jusqu’à plusieurs jours, à des températures dépassant les 1000 degrés. Les fours sont parfois alimentés par du combustible fossile mais le plus souvent par du bois de régions déjà très arides, ce qui contribue à la déforestation.

Lors du choix de l’entreprise de construction et de la signature des contrats, les matériaux de construction sont soigneusement sélectionnés afin d’apporter sécurité et confort aux futurs utilisateurs du bâtiment tout en minimisant  l’impact sur l’environnement. L’école de Sokthagi est ainsi construite à partir de pierres extraites des montagnes environnantes et qui sont taillées sur place à la bonne dimension. Le gravier et le sable utilisé pour le mortier viennent de la rivière toute proche. Seul le bois pour la charpente, les fenêtres et les portes est transporté depuis d’autres provinces. La provenance des matériaux favorise ainsi l’écobilan positif de la construction.

Expo photo

Donner une image positive de l’Afghanistan et des changements qui y ont lieu au travers d’ une exposition de photos

Depuis 2007, l’Association Nai Qala a contribué, par l’éducation, à créer de l’espoir et des opportunités dans une des régions les plus isolées de l’Afghanistan. Malgré l’extrême pauvreté et l’éloignement de ces communautés, ce n’est pas le désespoir et la détresse que nous avons trouvés sur le terrain, mais la dignité et la détermination.

En 2017, pour son 10e anniversaire, Nai Qala a engagé une photographe professionnelle, Haris Coussidis, qui s’est rendue en Afghanistan, en compagnie de Taiba Rahim, pour prendre des photos du travail de l’association, de documenter les projets et leur impact sur les communautés. Ce reportage en image fait partie d’une campagne de visibilité pour montrer au monde que les Afghans prennent des engagements forts en matière d’éducation, en particulier pour leurs filles.

La présidente de l’association a présenté ce travail à la Ville et au Canton de Genève, qui ont décidé de soutenir l’association pour l’exposition qui a  eu lieu à La Rotonde du Mont Blanc, du 5 au 25 mars 2018. Cette expo intitulée Education pour les Filles en Afghanistan, a  eu lieu pendant la semaine de l’égalité et du Conseil des droits de l’homme. Un beau symbole pour notre travail qui vise à donner une image positive de l’Afghanistan et des changements qui y ont lieu.

Avec ces photographies, nous avons voulu montrer un visage différent de l’Afghanistan, une image positive d’hommes, de femmes et d’enfants afghans semblables à n’importe qui d’autre sur la planète – l’image d’un peuple avec de l’espoir, des aspirations, des émotions et en quête d’opportunités. Nous avons voulu partager le courage des parents de ces régions rurales qui, en dépit de la pauvreté, encouragent leurs filles à aller à l’école pour un meilleur avenir.

Sous les auspices d’une météo plutôt capricieuse, Nai Qala s’est donc présentée en images, sur les quais de Genève. L’exposition a été lancée par une conférence de presse, ouverte par un débat et couverte par des médias suisses et étrangers, une belle occasion de montrer aux Genevois, aux Suisses et au monde un visage positif et optimiste de l’Afghanistan.

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Pour un un petit aperçu des photos présentées à Genève et le texte d’accompagnement, c’est par  ici.

Accès au diaporama de l’exposition : cliquer ici

 

Un dispensaire mettant l’accent sur les femmes

Dans le projet du dispensaire de Nawur, les mères et les bébés sont la cible prioritaire de Nai Qala.

Alors que les hommes ayant un problème de santé peuvent se déplacer en ville pour se faire traiter dans un hôpital, la situation des femmes est beaucoup plus difficile, surtout dans les régions isolées du centre de l’Afghanistan. Lorsqu’elle est malade, une femme doit toujours être accompagnée à l’hôpital par au moins une parente et un homme de la famille. Si elle a de enfants, elle doit les laisser chez elle pour se faire soigner. Certains problèmes de santé nécessitent un séjour de longue durée à l’hôpital et d’autres peuvent exiger un suivi médical de plusieurs mois. Les familles hésitent ainsi souvent à payer les frais d’une hospitalisation prolongée ce qui peut retenir les femmes de se déplacer jusqu’au dispensaire ou un hôpital éloignés. L’absence d’un centre de soin à proximité devient un facteur élevé de mortalité infantile et maternelle et c’est une des raisons pour laquelle l’association Nai Qala a construit le dispensaire de Nawur.

Inauguré en novembre 2011, le dispensaire compte aujourd’hui 11 employés fournissant des services de santé pour un bassin de population de 20 000 personnes. Depuis sa création,  plus de 60’000 consultations ont été données, dont plus de 11’000 dispensées à des enfants et 750 bébés y ont vu le jour (données de décembre 2017).

L’ Association Nai Qala est fière d’avoir été en contact direct avec le Ministère de la Santé Publique depuis le début du projet.  Le partenariat d’origine courait de 2012 à 2016, mais, étant en contact étroit avec le Ministère, l’association a saisi l’opportunité de s’engager dans le difficile processus de sélection couvrant la période de support 2015 à 2020. Les efforts ont porté leurs fruits et l’administration du dispensaire de Nawur a été officiellement transmise au Ministère de la Santé en juin 2015. L’exemple du centre de santé de Nawur a été cité dans de nombreuses réunions officielles et a montré qu’il était possible de fournir des services de santé à l’une des régions les plus isolées d’Afghanistan.

Les femmes de la région de Nawur sont généralement  à la tête d’une famille nombreuse; il est même rare de voir, dans les régions rurales, un couple ayant moins de cinq enfants. La plupart des familles en ont davantage, et il n’est pas inhabituel d’avoir jusqu’à 12 enfants. Compte tenu des limitations économiques pourquoi les parents ont-ils donc de si grandes familles? Le taux de survie infantile est faible, et on peut aisément comprendre que les parents décident d’avoir de nombreux enfants afin d’augmenter les chances que certains puissent vivre. De plus, les soins très limités, à la fois pendant la grossesse et pendant la période post-partum, font courir des risques aux mères et aux nouveaux nés.

Diminuer ou éliminer les risques réduit, chez les parents, l’angoisse de la mortalité infantile et, par conséquent,  permet de limiter le nombre de grossesses. La présence d’un dispensaire est indispensable à la réduction de ces risques omniprésents.

En 2017, 3156 femmes et 1022 enfants ont été vaccinés au dispensaire. Quelque 13 000 visites ambulatoires ont eu lieu pour toute une série de problèmes de santé qui, sans centre de soin, seraient restés sans traitement jusqu’à ce qu’ils soient devenus beaucoup plus graves.  Les dossiers du centre recensent 125 cas de malnutrition grave recevant des soins médicaux; en outre, quelques 175 patients de Nawur ont été redirigés vers d’autres établissements de santé pour un traitement plus spécialisé.

Les populations locales apprécient la valeur du dispensaire– davantage de femmes et de bébés survivent – et chacun est déterminé à en profiter.

 

Les femmes s’engagent

Inspirées et motivées par l’exemple de la fondatrice et présidente de l’association Nai Qala, les femmes de Sokhtagi ont créé un conseil des femmes.

Impressionnées de voir qu’une femme afghane pouvait mener un projet dans leur région et inspirées par la fondatrice et présidente de Nai Qala, des femmes ont décidé de prendre leur destin en main.

À l’automne 2017, les femmes du village de Sokhtagi ont créé «l’association du conseil des femmes». C’est une première, sous cette forme, non seulement dans le village et dans le district,  mais certainement aussi dans toute la province de Bamyan.

Santé et alphabétisation en priorité

L’objectif d’un conseil féminin est de proposer un forum de discussion où chacune peut partager ses idées en toute confiance.  Les femmes sont conscientes que si elles veulent pouvoir participer aux décisions, elles doivent être claires et précises dans leurs revendications. La santé et l’alphabétisation des femmes sont les priorités du conseil.

Création du conseil

Il y a quelques mois Momena, la cinquantaine, mère illettrée de 7 enfants, grand-mère et femme de berger a eu la révélation de créer un conseil de femmes afin de répondre à leurs problèmes spécifiques. Ce besoin de rassembler les femmes est parti du constat qu’un groupe avait plus de poids qu’un individu isolé; forte de cette idée, Momena a donc commencé à rassembler les femmes.

Le premier passage de la présidente de l’association Nai Qala à Sokhtagi a été un élément déclencheur pour Momena. Elle a accompagné la présidente dans chacune des réunions avec la communauté et été inspirée par le leadership de Taiba Rahim et par les tâches distribuées à la communauté.

L’une des tâches confiées à la communauté a été de préparer le terrain pour la construction de l’école. Momena a pris sur elle de faire du porte à porte et de rassembler assez d’argent afin de louer le bulldozer qui permettrait à la communauté d’aplanir le terrain. Grâce à sa force de persuasion, Momena a pu assurer à elle seule le financement. Ce premier succès lui a permis non seulement de gagner la reconnaissance de la communauté et le respect des hommes mais aussi d’envoyer un message fort aux femmes, afin qu’elles la rejoignent dans son projet.

Lors du passage de la présidente de Nai Qala, en décembre 2017, les femmes discutaient des statuts et choisissaient les membres du comité de l’association nouvellement créée. Momena a engagé quelques étudiantes de l’école comme trésorière, porte-parole ou encore secrétaire de la nouvelle association du conseil.

Une source de motivation

La construction d’une école par l’association Nai Qala apporte, dans un village,  non seulement des opportunités de développement pour les enfants mais aussi force et confiance à la communauté, et en particulier pour les femmes.

Momena  a exprimé sa gratitude à Taiba Rahim, présidente de l’association Nai Qala: “Merci d’avoir amené du changement dans notre village. Votre présence parmi nous, la façon dont vous vous adressez aux hommes représente beaucoup pour nous. Cela m’encourage pour convaincre les femmes de me rejoindre. »

Nous avons constaté une plus grande participation des femmes aux projets de l’association Nai Qala que dans n’importe quel autre projet similaire mené dans la région. Les femmes ont vu que les projets de Nai Qala sont proposés puis dirigés par une femme, ce qui fait toute la différence pour elles.

 

Nai Qala en photos sur les quais à Genève

L’Association Nai Qala a le plaisir de vous faire découvrir  une exposition de photographies sur ses activités en Afghanistan.

Rotonde du Mont-Blanc, Genève du 5 au 25 mars.

Ouvert à tous et entrée libre.

Depuis 10 ans, l’Association Nai Qala a contribué, par l’éducation, à créer de l’espoir et des opportunités dans une des régions les plus isolées de l’Afghanistan.  Malgré l’extrême pauvreté et l’éloignement de ces communautés, ce n’est pas le désespoir et la détresse que nous avons trouvés, mais la dignité et la détermination.

L’Association Nai Qala a engagé une photographe professionnelle, Madame Haris Coussidis, qui a fait un compte-rendu en images de quelques-unes de ses activités en Afghanistan en 2017. Nous désirons lui exprimer ici notre reconnaissance.

Avec ces photographies, nous désirons montrer un visage différent de l’Afghanistan, une image positive d’hommes, de femmes et d’enfants afghans semblables à n’importe qui d’autre sur cette planète – l’image d’un peuple avec de l’espoir, des aspirations et en quête d’opportunités.

Les photographies de cette exposition sont disponibles à la vente. Son produit sera versé aux projets de l’association en Afghanistan . Pour tous renseignements, écrire à info@nai-qala.org

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Grâce à Nai-Qala, les filles peuvent suivre des cours d’appui pendant l’hiver

Des filles de l’école de Zeera Gag sont hébergées dans des familles d’accueil le temps de suivre les cours hivernaux d’appui scientifique.

À la mi-décembre, les enseignants-formateurs de Nai Qala se sont rendus au village de Zeera Gag, où l’Association Nai Qala a construit une école en 2015, pour lancer une nouvelle édition du cours de renforcement des capacités.

Nai Qala avait déjà exécuté ce programme dans le village de Zeera Gag l’hiver dernier, pendant les vacances scolaires. Il était destiné à plus de 200 filles. Mais chaque semaine, le nombre de filles participant au cours diminuait progressivement; en effet, de nombreuses filles vivent dans des villages reculés où les risques d’avalanche  sont élevés et les conditions météorologiques difficiles. Toutes les filles qui ne pouvaient pas assister au cours étaient très déçues.

Cet été, de nombreux parents déterminés et qui partageaient la déception de leurs filles ont approché des familles vivant à proximité de l’école de Zeera Gag. De nombreuses familles ont accepté qu’une jeune fille puisse vivre avec eux pendant 3 mois, ce qui correspond à la durée du cours de renforcement des capacités. En compensation de l’hébergement de leur fille, les parents ont donné du blé ou du fromage aux familles d’accueil.

Quelques jours avant le début du cours, plus de 10 filles âgées de 16 à 18 ans vivaient déjà dans leur nouvelle maison, en attendant avec impatience l’arrivée des enseignants de Nai Qala.

Pour cette année, 160 filles sont attendues au cours de renforcement des capacités.

Pour en savoir plus sur le projet de renforcement des capacités, cliquez ici.

Les mamans sont conquises par les classes maternelles

Les mères dont les fils ou filles participent au programme de la petite enfance sont impressionnées par les progrès de leurs enfants et sont très reconnaissantes à l’Association Nai Qala d’avoir offert une telle classe. Quatre d’entre elles partagent leurs témoignages:

La maman de Setayesh (6 ans) et Elena (5 ans): « Mes filles ont appris à lire et à chanter, à saluer les gens et à être polies. Elles ont appris en classe puis expliqué les 5 sens à la famille. Je n’y avais jamais pensé  … et j’ai trouvé cela très intéressant. Quand je vois tous les jours mes enfants revenir à la maison et partager leurs nouveaux apprentissages, cela remplit mon cœur de bonheur et d’une joie que je n’avais jamais ressentis auparavant. Mes enfants sont différents des autres enfants. Si l’Association Nai Qala éprouvait  un jour des difficultés financières, nous contribuerions à maintenir un programme aussi important pour nos enfants. Nous sommes prêts à tout faire pour nos filles! ».

La maman de Saraj (4 ans): « Mon fils fait très attention à ses vêtements et essaie de jouer dans un environnement sûr. Avant l’existence du programme, il jouait toujours dans la poussière ou dans des endroits sales, mais maintenant c’est totalement différent. Jouer dans un endroit propre fait partie de sa dignité et de sa discipline. Il salue et montre du respect à tout le monde. En seulement quatre mois, il est devenu un autre garçon. Il a appris des choses que je n’aurais jamais pu lui expliquer. Maintenant, je sais comment parler avec mon fils. Je suis très reconnaissante que Nai Qala ait apporté un tel projet. J’espère que l’Association Nai Qala pourra poursuivre le programme. Si ce n’était pas le cas, nous pourrions poursuivre ce programme nous-mêmes ».

La maman de Marina’s (5 ans): « Ma fille rentre à la maison, partage et chante toutes les chansons qu’elle a apprises en classe. Cela apporte tellement de bonheur dans notre maison. L’attitude de Marina est totalement différente à la maison, sa façon de parler, de manger, d’écouter, de saluer … Le cahier qui lui a été remis en classe est une grande motivation pour elle. Elle écrit et lit sans s’arrêter. Quand je vois Marina, je regrette de ne pas avoir eu une telle opportunité quand j’avais son âge … J’espère que Marina apprendra bien et qu’elle aura un bon futur. Les chansons de ma fille me donnent une telle inspiration que je souhaite qu’il y ait une telle classe pour les mères aussi ».

Razeya, mère de deux jeunes enfants: « Je suis très heureuse de participer à la classe où mes deux enfants viennent tous les jours. Je n’arrive pas à croire que ma fille de 4 ans et mon garçon de 3 ans sachent déjà lire et écrire. Je vois comment ils apprennent, jouent ensemble et développent leur personnalité … Depuis que mes enfants suivent ce cours ils sont très différents. Ils disent bonjour à tout le monde, lavent leurs mains régulièrement, en particulier avant et après les repas ».

Nai Qala contribue aussi à l’essor économique local

Nai Qala engage des auxiliaires locaux pour la construction d’infrastructures communautaires et fournit ainsi un revenu aux populations les plus démunies

Dans certains villages, l’absence de revenu pèse très lourd dans le budget des familles. Karim, père de famille de sept enfants, était sans travail et ne possédait pas de terrain; il avait tenté plusieurs fois de se rendre en Iran pour travailler mais avait souvent été refoulé à la frontière. Pour gagner un peu d’argent, Karim et sa femme prirent donc la décision difficile de placer quatre de leurs enfants comme domestiques ou aides agricoles.

Lors de la construction de l’école, Karim a obtenu un emploi temporaire sur le chantier. Chaque matin pendant 8 mois, son épouse a cuit le pain pour les ouvriers et la famille a pu ainsi gagner un peu d’argent.  Grâce à cet argent, la famille a acheté un lopin de terre et sept moutons. Ils ont travaillé dur, fait pousser du blé et le nombre de moutons est passé à quinze têtes.

Les années ont passé et les parents ont pu ramener les enfants placés à la maison. Le père s’est engagé à ce que tous ses enfants puissent étudier dans l’école qu’il avait contribué à construire.

La philosophie de Nai Qala est de toujours engager des auxiliaires locaux pour la construction d’infrastructures communautaires. Au cours des 10 dernières années, Nai Qala a embauché plus de 700 villageois, fournissant des revenus aux habitants de ces régions reculées. Des hommes des villages ont été employés à la construction des écoles, leur donnant des salaires qu’ils n’auraient pas obtenu autrement, et leurs femmes ont gagné de l’argent en fournissant de la nourriture aux travailleurs externes au village.

Renforcement des capacités: quel impact?

Les cours de soutien donnés par Nai Qala ouvrent de nouvelles perspectives aux écoliers et permettent aux familles des économies substantielles

Aqela, en classe terminale à l’école de Nai Qala apporte son témoignage sur les cours de renforcement des capacités:

Je ne savais pas comment renforcer les matières scientifiques pour me préparer à l’examen d’entrée à l’université; est-ce que je pourrais passer l’examen? J’ai demandé à mes parents s’ils pouvaient m’envoyer dans une grande ville prendre des cours de soutien. Mais mes parents n’en avaient pas les moyens.

Au printemps 2016, j’ai appris que Nai Qala offrait un cours similaire dans notre village. J’ai eu l’impression de rêver. Et pourtant c’était vrai. Le cours a eu lieu et depuis, ma vie est remplie d’espoir et de détermination! J’ai essayé d’assister à toutes les classes ce semestre. Un sentiment de responsabilité grandit en moi: je dois saisir cette chance et réussir.

Mon rêve est de travailler dans le domaine de la santé pour aider mon village et ma communauté. La santé est l’un des plus gros problèmes et un énorme défi.”

En 2016, un soutien scolaire a été offert à plus de 100 élèves préparant l’examen d’entrée à l’université à l’école de Nai Qala. Notre objectif initial était de donner des cours à 46 filles et 34 garçons, mais davantage d’élèves intéressés ont pu bénéficier du projet.

Le cours de formation a aidé la communauté à économiser environ 20’000 USD, soit le montant qui aurait été dépensé si tous les enfants avaient été envoyés en ville pour un cours similaire (coût estimé à 200 USD par enfant).

De meilleurs standards éducatifs signifient que davantage d’enfants de la campagne, y compris des filles, auront la chance d’aller à l’université.

En 2017, 187 adolescents (120 filles et 62 garçons) ont suivi le cours de préparation pour l’examen d’entrée à l’université.

Pour en savoir plus sur le projet de renforcement des capacités, cliquez ici.